Intégration européenne, souveraineté nationale, règles budgétaires, libre-échange, défense : les positions des candidats sur l'Europe, comparées point par point.
L'Union européenne influence une grande partie des lois et politiques appliquées en France : économie, commerce, agriculture, environnement, immigration, concurrence, énergie. La France reste un État souverain, mais elle partage une partie de ses décisions avec 26 autres pays membres. Le débat porte donc moins sur l'existence de l'UE que sur le niveau d'intégration souhaitable.
Contrairement à la période du Brexit ou du référendum de 2005, aucun candidat principal ne propose aujourd'hui de quitter l'Union européenne. Les divergences concernent le degré d'intégration, les règles budgétaires, la politique migratoire, le libre-échange, la souveraineté économique et la défense européenne.
Les partisans d'une intégration plus forte considèrent que les défis mondiaux dépassent les capacités des États seuls : l'Europe protège face aux grandes puissances, la coopération renforce la stabilité. Ils souhaitent davantage de coordination, d'investissements communs et une politique industrielle européenne.
Les critiques portent notamment sur la perte de souveraineté nationale, certaines normes européennes, la politique commerciale, les contraintes budgétaires et la concurrence entre États membres. Ils estiment que certaines décisions devraient revenir davantage aux États.
La question fondamentale est souvent : la France est-elle plus forte en partageant davantage de décisions avec ses partenaires européens, ou en récupérant davantage de souveraineté nationale ?
| Sujet | Mélenchon | Tondelier | Glucksmann | Attal | Philippe | Retailleau | Le Pen | Bardella | Roussel | Zemmour | Arthaud | Dupont-Aignan |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Intégration européenne | Transformation profonde | Renforcée (écologie) | Renforcée | Maintien + approfondissement | Renforcée (compétitivité) | Pro-UE mais souveraineté | Réduction transferts | Réduction transferts | Coopération critique | Souverainisme dur — réduction pouvoirs UE | Critique radicale — internationalisme ouvrier | Europe des nations — renégociation traités |
| Règles budgétaires | Abandon | Révision | Réforme | Respect + souplesse | Respect strict | Respect strict | Assouplissement | Assouplissement | Révision | Réduction contribution — renégociation | Abandon — logique capitaliste | Révision — souveraineté budgétaire |
| Politique migratoire UE | Accueil humaniste | Accueil encadré | Gestion commune | Contrôle renforcé | Contrôle renforcé | Renationalisation partielle | Renationalisation forte | Renationalisation forte | Protection travailleurs | Renationalisation totale | Liberté circulation — droits travailleurs | Renationalisation — souveraineté frontières |
| Euro / BCE | Réforme BCE | Réforme BCE | Maintien + réforme | Maintien | Maintien | Maintien | Maintien (évolution depuis 2017) | Maintien | Réforme BCE | Maintien — réduction pouvoirs BCE | Critique BCE — contrôle démocratique | Maintien — réforme gouvernance |
| Défense européenne | Méfiance — OTAN critique | Diplomatie climatique | Europe défense forte | OTAN + autonomie stratégique | Europe défense puissante | Souveraineté nationale d'abord | Sceptique | Sceptique | Indépendance nationale | Capacités nationales — pas de mutualisation | Contre armée européenne | Coopération ciblée — souveraineté d'abord |